Ma pénurie








Laisser le front chuter
Là où il aurait pu être amorti par ton souffle
Me dissiper
Enfin fondre
Laisser à l'abandon tous les morceaux d'acier
Me contenant
Tout quitter de la résistance
Aux heurts
Aux mots étranges
Aux spasmes mentholés de la croyance
Oublier pour quelques siècles la dégradation du fangeux
Et tomber au sol de tes mains
Après tant de pas dans l'Atlas
Une petite place creusée par un soupir
Et je m'assois
Et je n'y pense plus
À ces raisons à découdre de mon dos quand je marche
À la si longue immobilité de cette envie
Rescapée et tiède
Cachée, continue, sous le flux continu des jours






Mars 2016